Intex : 12 474 PV sur le toit
12 474. C'est le nombre de panneaux solaires qui recouvrent désormais le toit de l'usine Intex, en Saône-et-Loire. La Gazette France et Le JSL ont couvert la mise en service de cette installation hors norme, l'une des plus grandes toitures photovoltaïques privées de France. Avec une puissance de 5,5 MWc, cette centrale produit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 800 foyers. De quoi donner des ailes à toutes les entreprises qui hésitent encore à franchir le pas du solaire.
12 474. C'est le nombre de panneaux solaires qui recouvrent désormais le toit de l'usine Intex, en Saône-et-Loire. La Gazette France et Le JSL ont couvert la mise en service de cette installation hors norme, l'une des plus grandes toitures photovoltaïques privées de France. Avec une puissance de 5,5 MWc, cette centrale produit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 800 foyers. De quoi donner des ailes à toutes les entreprises qui hésitent encore à franchir le pas du solaire.
Une toiture transformée en centrale électrique
Le projet a consisté à équiper l'intégralité de la toiture du site industriel d'Intex — près de 45 000 m² — de panneaux photovoltaïques. L'électricité produite est autoconsommée à 70% par l'usine, qui fabrique des piscines hors-sol et du matériel de jardin. Les 30% restants sont injectés sur le réseau et vendus à EDF OA. Pour Intex, c'est un double bénéfice : une réduction drastique de la facture électrique (estimée à 300 000€ par an d'économies) et une image de marque renforcée. Le coût total de l'installation — environ 4,2 millions d'euros — a été partiellement financé par des certificats d'économie d'énergie (CEE) et une prime à l'autoconsommation. Le retour sur investissement est attendu en 8 à 10 ans, après quoi l'électricité sera quasiment gratuite pour les 20 à 25 années de vie restante des panneaux.
Pourquoi toutes les entreprises ne font pas pareil
Avec un tel retour sur investissement, on pourrait penser que toutes les usines de France vont se couvrir de panneaux. La réalité est plus nuancée. Trois freins principaux persistent. D'abord, l'investissement initial : 4,2 millions d'euros, même avec des aides, c'est une décision lourde pour un industriel dont le cœur de métier n'est pas l'énergie. Ensuite, la structure des toitures : beaucoup de bâtiments industriels des années 1970-1990 n'ont pas été conçus pour supporter le poids supplémentaire des panneaux (15-20 kg/m²). Enfin, la complexité administrative : raccordement Enedis, autorisation d'urbanisme, études d'impact — le parcours peut prendre 2 à 3 ans. Heureusement, le mouvement d'autoconsommation des entreprises s'accélère, porté par la flambée des prix de l'électricité et les nouvelles obligations réglementaires (loi climat, décret tertiaire). Consultez notre guide solaire pour les professionnels.
- ✅ 5,5 MWc = l'équivalent de la consommation de 1 800 foyers, sur un seul toit industriel
- ✅ 70% d'autoconsommation = 300 000€ d'économie par an sur la facture électrique d'Intex
- ✅ Des aides CEE et une prime à l'autoconsommation qui réduisent l'investissement initial de 20-30%
- ❌ Rentabilité à 8-10 ans : un horizon temporel qui peut freiner les entreprises au bilan annuel serré
- ❌ Contraintes techniques : toutes les toitures ne peuvent pas supporter 15-20 kg/m² de panneaux
Sources : « Saône-et-Loire : Intex met en service 12 474 panneaux solaires », La Gazette France, 3 juillet 2026, et « Sur le toit d'Intex, l'une des plus grandes centrales solaires de France », Le JSL, 1er juillet 2026.
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