Toitures : 300 MWc réclamés
La filière solaire française monte au créneau. Selon pv magazine France, un collectif de 13 développeurs solaires demande au gouvernement de lancer deux appels d'offres « bâtiment » de 300 MWc d'ici à l'élection présidentielle de 2027. Leur message est sans détour : il faut « respecter ses engagements, faire preuve de cohérence avec ses propres politiques publiques et donner de la visibilité à une filière industrielle ».
La filière solaire française monte au créneau. Selon pv magazine France, un collectif de 13 développeurs solaires demande au gouvernement de lancer deux appels d'offres « bâtiment » de 300 MWc d'ici à l'élection présidentielle de 2027. Leur message est sans détour : il faut « respecter ses engagements, faire preuve de cohérence avec ses propres politiques publiques et donner de la visibilité à une filière industrielle ».
Une filière qui réclame de la visibilité
Derrière cette demande, il y a un besoin urgent de stabilité réglementaire. Les développeurs de projets photovoltaïques en toiture — sur les bâtiments agricoles, industriels, commerciaux ou publics — ont besoin de calendriers d'appels d'offres clairs pour investir, planifier et recruter. Sans visibilité, les projets se grippent et la chaîne de valeur, des fabricants aux installateurs, en pâtit. Le PV sur bâtiment est pourtant l'une des formes les plus consensuelles de solaire : il valorise du foncier déjà artificialisé, sans consommer de terres agricoles.
Pourquoi le PV en toiture compte
Contrairement aux centrales au sol, qui suscitent souvent des oppositions locales, le solaire en toiture et en ombrière s'intègre dans le bâti existant. C'est aussi le plus pertinent pour l'autoconsommation : l'électricité est produite là où elle est consommée, ce qui limite les pertes et soulage le réseau. Pour les particuliers, c'est le même principe qu'une installation résidentielle, dont le coût a fortement baissé ces dernières années.
- ✅ Valoriser les toitures et parkings déjà artificialisés
- ✅ Moins de conflits d'usage que les grandes centrales au sol
- ✅ Une production locale, au plus près des lieux de consommation
- ❌ Un rythme d'appels d'offres jugé insuffisant par les acteurs
Ce que ça signifie pour le marché
Cette mobilisation illustre un paradoxe : la demande de solaire n'a jamais été aussi forte, mais la filière souffre d'un manque de relais réglementaires clairs. Pour un particulier, l'impact est indirect mais réel : un marché du solaire en toiture dynamique tire les prix vers le bas, structure les installateurs locaux et améliore la rentabilité des projets. Quand les professionnels se battent pour plus de visibilité, c'est toute la filière, jusqu'au particulier, qui finit par en profiter.
Les appels d'offres « bâtiment » fonctionnent comme des guichets réguliers : l'État fixe un volume (ici 300 MWc), les porteurs de projets candidatent, et les lauréats bénéficient d'un tarif d'achat garanti. C'est ce mécanisme qui a permis d'équiper des milliers de toitures agricoles et industrielles. Le collectif de développeurs juge que le rythme actuel est insuffisant pour maintenir l'emploi dans la filière. Une revendication qui, si elle aboutit, pourrait accélérer encore la solarisation des bâtiments, au bénéfice de toute la chaîne.
Source : pv magazine France, « Un collectif de développeurs solaires appelle à publier deux appels d'offres “PV sur bâtiment” », 11 septembre 2026.
Votre toiture peut produire de l'électricité. On en parle ?
Obtenir mon devis