Rachat solaire : clap de fin
Le paysage du solaire résidentiel est en train de basculer, et il vaut mieux le savoir avant de signer un devis. Le Parisien titre sur le « clap de fin (ou presque) » du rachat d'électricité, Que Choisir se demande si le tarif d'achat des particuliers va finir à zéro, et 60 Millions de consommateurs invite à se poser la question de la suite. Le nouvel arrêté tarifaire, dit « S21 », acte la fin progressive du tarif de rachat généreux au profit de l'autoconsommation.
Le paysage du solaire résidentiel est en train de basculer, et il vaut mieux le savoir avant de signer un devis. Le Parisien titre sur le « clap de fin (ou presque) » du rachat d'électricité, Que Choisir se demande si le tarif d'achat des particuliers va finir à zéro, et 60 Millions de consommateurs invite à se poser la question de la suite. Le nouvel arrêté tarifaire, dit « S21 », acte la fin progressive du tarif de rachat généreux au profit de l'autoconsommation.
Ce qui change concrètement
D'après Selectra, le rachat solaire du troisième trimestre 2026 voit la prime supprimée et le tarif de revente du surplus divisé par quatre. GreenUnivers va plus loin : Bercy enterrerait les tarifs garantis pour pousser à consommer soi-même sa production. Concrètement, celui qui comptait revendre son surplus à un tarif attractif devra revoir ses calculs, car le revenu tiré de la revente fond comme neige au soleil. Une installation pensée uniquement pour la revente perd une bonne partie de son intérêt financier.
Pourquoi ce virage maintenant
Le raisonnement de l'État est simple : les panneaux ont tellement baissé de prix que l'électricité qu'ils produisent coûte désormais moins cher à produire soi-même qu'à acheter au réseau. Plutôt que de subventionner la revente, on préfère inciter les ménages à autoconsommer avec revente du surplus. C'est une logique économique assumée, même si elle bouscule les habitudes de ceux qui avaient monté leur projet sur le seul revenu de la revente.
- ✅ L'autoconsommation valorise bien mieux chaque kilowattheure produit
- ✅ Le solaire reste rentable sur 20 à 30 ans, même sans revente
- ❌ Le revenu tiré de la revente du surplus chute fortement
- ❌ Moins de visibilité pour les projets dimensionnés sur la revente
Adapter son projet sans paniquer
Pas question pour autant de jeter le bébé avec l'eau du bain. La bonne réaction, c'est de dimensionner sa centrale sur sa consommation réelle plutôt que sur une hypothèse de revente. Une installation bien calibrée, éventuellement couplée à une batterie, reste un excellent placement face à des prix de l'électricité qui ne baissent pas. Notre page sur la rentabilité des panneaux solaires détaille les nouveaux calculs à faire.
Faut-il se dépêcher d'installer ?
Faut-il pour autant se précipiter avant une hypothétique date butoir ? Pas nécessairement : les nouvelles règles s'appliquent en général aux nouvelles demandes de raccordement, pas aux installations déjà en service. En revanche, si votre projet est mûr, il n'y a plus grand-chose à attendre. Chaque trimestre qui passe voit les conditions de revente se dégrader un peu plus. Le bon moment pour installer, c'est quand votre calcul de rentabilité est solide, pas quand la panique l'emporte.
La prime à l'autoconsommation, victime collatérale
Dernier point sensible : la prime à l'autoconsommation, qui complétait jusqu'ici le tarif de revente, est elle aussi menacée. Les Numériques parle d'un « coup de massue » pour le solaire résidentiel, tandis qu'Effy évoque un soleil qui se couche sur l'obligation d'achat. Si vous hésitez encore, le mieux est de faire le point rapidement : les règles de la prime à l'autoconsommation 2026 évoluent vite et il serait dommage de rater une aide encore disponible.
Source : Le Parisien, Que Choisir, 60 Millions de consommateurs, Selectra et GreenUnivers, septembre 2026.
Votre projet solaire mérite un calcul à jour : faites estimer gratuitement ce que vous pouvez encore économiser.
Obtenir mon devis