Une ferme solaire à La Baule
C'est une image encore inhabituelle : des panneaux photovoltaïques posés là où atterrissaient des avions de tourisme. Selon Ouest-France, l'aérodrome de La Baule, en Loire-Atlantique, est pressenti pour devenir « une future ferme solaire ». L'idée, portée localement, consiste à valoriser de vastes emprises foncières déjà artificialisées plutôt que de mobiliser des terres agricoles.
C'est une image encore inhabituelle : des panneaux photovoltaïques posés là où atterrissaient des avions de tourisme. Selon Ouest-France, l'aérodrome de La Baule, en Loire-Atlantique, est pressenti pour devenir « une future ferme solaire ». L'idée, portée localement, consiste à valoriser de vastes emprises foncières déjà artificialisées plutôt que de mobiliser des terres agricoles.
Pourquoi un aérodrome ?
Le raisonnement est simple : les aérodromes offrent de grandes surfaces planes, souvent clôturées et déjà dédiées à un usage technique. Y installer des panneaux permet d'éviter le débat récurrent sur la consommation de terres cultivables. C'est un argument fort, alors que de nombreux projets au sol se heurtent à l'opposition des riverains et des agriculteurs. La reconversion de ce type de foncier s'inscrit dans une logique de sobriété foncière défendue par l'État, qui encourage désormais la pose de panneaux sur les terrains déjà artificialisés.
Ce que ça peut rapporter
Une ferme solaire de plusieurs hectares produit une électricité revendue sur le réseau, avec des revenus récurrents pour le propriétaire du terrain. Pour les particuliers, le principe est le même, à une échelle réduite : comprendre la rentabilité des panneaux solaires reste la première étape avant de se lancer. Les collectivités, elles, y voient une source de recettes et un signal fort de transition énergétique.
Quelle surface pour quelle production ?
À titre de repère, un hectare de panneaux au sol produit en moyenne entre 800 et 1 000 mégawattheures par an, de quoi couvrir la consommation électrique de plusieurs centaines de foyers. Tout dépend de l'orientation, de l'inclinaison et de l'ensoleillement local. C'est exactement le même raisonnement qu'en toiture, où la surface disponible conditionne directement la puissance installée et donc la production annuelle.
- Avantage : valorisation de foncier déjà artificialisé, sans toucher aux terres agricoles
- Avantage : production locale d'électricité décarbonée et revenus pour le territoire
- Inconvénient : coexistence parfois délicate avec l'activité aéronautique existante
- Inconvénient : nécessité d'études d'impact et de concertation avec les riverains
Reste que le calendrier et le dimensionnement précis du projet ne sont pas encore arrêtés. Pour les habitants du coin, l'enjeu sera de suivre la concertation. Et pour ceux qui veulent profiter du solaire à leur échelle, les aides aux panneaux solaires en 2026 restent accessibles, que l'on vise l'autoconsommation ou la revente.
Source : Ouest-France, « L'aérodrome de La Baule, une future ferme solaire grâce au photovoltaïque », 19 octobre 2026.
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